Chroniques du Plat PaysÂ
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Quelques observateurs avisés de la vie publique notent déjà , dans les discours et les actions de membres flamands du nouveau gouvernement fédéral, des indices d’une flamandisation insidieuse et rampante, renforçant toujours plus les structures de pouvoir et les leviers au profit de la Flandre, au détriment des francophones, naïfs perpétuels bataillant en ordre dispersé. Une anecdote l’illustre : dans ses déclarations de principe, par exemple lors de la déclaration de politique générale au Parlement, le Premier ministre, bon bilingue, mentionnait en néerlandais ce qui relevait de la flamandisation, en français les propos les plus apaisants. De manière générale, sa martingale, détectée et exposée depuis longtemps, consiste en un habile paradoxe : attirer les voix des Flamands qui, très majoritairement, veulent moins d’impôts, moins d’immigration, mais ne veulent pas la fin de la Belgique ; et ce faisant, les faire voter pour un parti qui promeut le confédéralisme, c’est-à -dire une autonomie quasi complète à l’intérieur d’une coquille Belgique vidée de sa substance. La flamandisation présentée comme moyen, non comme but. Voter pour un programme confédéraliste, pour sauver la Belgique et empêcher les partis indépendantistes de réaliser leur programme, cela ressemblerait presque à du pilpoul !
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Cette véritable stratégie, qui a pour corollaire des tactiques tout aussi efficaces, nous pousse à souligner que ceux qui l’ont conçue et qui continuent de la mettre en œuvre ne manquent ni de détermination ni d’intelligence, au moins pour cet objectif.
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Or, nous constatons que ces habiles nous infligent le même ‘narratif’ que tous les autres gouvernements de l’UE (moins un), celui de « l’urgence du réarmement de l’Europe, coincée entre la Russie nazie et les USA fascistes », narratif contraire au plus élémentaire bon sens comme aux intérêts les plus évidents du pays. Pourtant, si les choses portaient leur véritable nom, si nous ne marchions pas sur la tête, c’est à une prudente et discrète retenue permettant d’épouser au mieux les courants imprévus et les trous d’air que l’on aurait plutôt pu s’attendre de la part de notre oligarchie politique, dont nous venons d’évoquer les capacités d’analyse et de dissimulation.
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Comment comprendre cela ? Â
Comment comprendre, alors que nos dirigeants, au contraire de ceux d’un certain pays limitrophe, ressemblent davantage à des professionnels madrés ou à de ternes homoncules de province qu’à des psychopathes ou à des possédés.
Comment comprendre, alors que les discours et les plans concoctés sont absurdes, au moins au regard des objectifs affichés. Ainsi, il tombe sous le sens que la menace n’est pas ce qu’on dit ; que la grille amis/ennemis présentée n’est peut-être pas tout à fait au point ; qu’il est contradictoire de souligner l’insigne faiblesse d’une armée russe qu’on présente en même temps comme sur le point de déferler jusqu’à la Grand Place, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague ; que redoter nos armées d’une capacité minimale au combat de haute intensité exigera des années, si même la chose est possible (le plan ReArm Europe ne prétend pas autre chose) ; et que ces plans ne tiennent pas compte de l’avachissement de la grande part de nos contemporains, avachissement qui est d’ailleurs en raison directe de l’indifférence que nous vouons à ces « hommes sans qualités » dont nous acceptons qu’ils nous dirigent.
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Comment comprendre, dès lors ? Rappellera-t-on que c’est la même clique qui a assuré le casting de la plandémie criminelle ? Oserait-on dès lors conjecturer que nous avons à faire à la succursale UE du Deep State, horrifiée et un temps déstabilisée par le discours du vice-président Vance à Munich, et ici à la boutique belgo-belge de cette succursale, arcboutée sur Bruxelles, l’antre de l’UE et de l’OTAN? Ne pourrait-on imaginer que cette succursale envisage, pour passer la présidence Trump, si pas la guerre,  au moins une forme de militarisation de nos sociétés afin de faciliter à terme la poursuite de l’œuvre au noir mondialiste ?
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Est-ce donc une coïncidence si, pendant ce temps, pendant que des engagements financiers colossaux sont pris, qui pour l’Ukraine, qui pour le réarmement, grevant nos politiques publiques pour des années, la démolition contrôlée continue ? Si, pendant ce temps, un magazine français publie un "Voyage en Belgiquistan", sans qu’aucun argument factuel ne puisse lui être opposé ? Si Bruxelles voit le nombre de familles et d’enfants sans abri ne cesser d’augmenter? Si rien n’est sérieusement entrepris pour mettre un terme au délabrement de la justice, avec son cortège de détentions préventives excessives,  de conditions pénitentiaires indignes et le déni de droit comme seule règle subsistant ?
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Alors, rappelons-nous : « En nom Dieu, les hommes d’armes batailleront, et Dieu donnera la victoire ! ». L’ultima ratio, dans ces circonstances, c’est la Providence ; au plus sombre des « années les plus sombres de notre histoire », en ce pays où le tragique et le grotesque aiment à se mêler, Hergé nous invitait à écouter la voix de notre compatriote Philippulus le prophète : « Faites pénitence, car c’est le châtiment ! ».
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